Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Lecteur paisible et bucolique, sobre et naïf, homme de bien, jette ce blog saturnien, orgiaque et mélancolique... Voici une rose de mon jardin.
Il y a des soirs où la lune marche au travers des nuages.
Il y a des nuits où tout est beau, des nuits où tout est noir,
Il y a des cœurs qui battent et d’autres qui s’arrêtent,
Et les nuages passent, et la lune s’en va.
Verrai-je enfin un jour le bonheur, l’allégresse,
Et serai-je assez fou pour croire en un bon dieu,
Verrai-je enfin un monde où tout serait tendresse,
Clarté, gloire, beauté, joie, fête, amour, bonté.
Pourquoi toujours pleurer, haïr, être malade,
Mon cœur souffre-t-il tant de voir ce monde aller ?
Si au moins je pouvais marcher sur un nuage,
De là-haut contempler de loin l’humanité.
Que dis-je contempler ; je resterais là-haut
Poussé par tous les vents, j’errerais en touriste,
Hâlé par dame lune, brûlé par le soleil,
Je ferais un clin d’œil aux myriades d’étoiles…
Le temps s’arrêterait, j’aurais l’éternité,
Peut-être ? La préfèrerais-je à l’immortalité ?
O, pauvre poète, redescend donc sur Terre,
Et regarde, nigaud, où tu poses les pieds.
Vas-y du seul pied gauche pour trouver ton bonheur.