Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Elle est bien mal en point, notre Terre. On nous l’a dit et redit, on le sait, c’est un fait. Notre planète se réchauffe, les glaciers fondent, la mer va nous envahir, on ne mettra plus le nez dehors autrement que muni d’un masque, le soleil va nous brûler… De beaux jours en perspective. Nous n’y échapperons pas, dans dix ans, dans cent ans, ou dans mille.
La sonnette d’alarme est tirée. Depuis belle lurette, d’ailleurs. Déjà, dans la Bible, voyez : « Les temps sont proches ! », qu’il disait, l’Autre ! Depuis quelques années, c’est une machine infernale, avec une évolution, toutefois, une nette accélération des choses. Avant, c’étaient les écolos qui prévenaient ; maintenant, ce sont les scientifiques. Et eux-mêmes disent : « Ca ne dépend plus de nous ». C’est vous dire. La trouille.
Tout devient « anormal ». Les tempêtes, les périodes de sècheresse, les cyclones, les inondations, … D’ailleurs, à chaque événement, les journaux nous le rappellent : « On n’avait jamais vu ça » font-ils dire aux témoins. Pourtant, histoire de nous rassurer un peu, il me semble que c’est déjà arrivé. Et que ces événements anormaux, à force de survenir en nombre, sont devenus des faits divers « normaux ».
Pas question, toutefois, de hurler avec les loups, ni avec les gourous de tous poils et de toutes nationalités qui nous annoncent la « fin des temps ». Je ne voudrais pas faire trembler mes lecteurs. Je n’ai, c’est vrai, aucune solution à proposer et je ne sais pas faire de prières. Mais je n’ai pas envie d’écrire sur la pollution. Je n’ai pas non plus l’intention de me présenter aux prochaines échéances électorales. Seulement rassembler quelques notes, quelques expériences personnelles, quelques interventions faites ici ou là. Pour « me contenter ». Je fais ce que je peux, perdu dans mon coin, loin du vacarme des associations de lutte, de protection, de défense de l’environnement.
Alors oui, bien sûr, si j’écris sur le sujet, c’est que je suis partie prenante de ces défenseurs de la Terre ! Je suis membre d’associations, j’enquête, j’alerte parfois les médias, même s’il y a des jours où je me demande si tout ce « remue ménage » sert encore à quelque chose… Remuer les montagnes : pour quel résultat ? Et pourtant, on est plus fort en association que seul dans son coin ! Oui, mais des associations, j’en connais, qui m’ont parfois déçu ! Oui, mais… Bon, je voudrais me retrouver avec un noyau de personnes responsables, sérieuses, actives, désintéressées… Parfaites, quoi !
De temps en temps, à un rythme allant s’accélérant, on nous parle, à la télé, dans les journaux, de notre Terre. « Ne polluez pas ! ». Ne gaspillez pas l’énergie, éteignez votre télévision, votre lampe, ne laissez pas votre moteur allumé, triez vos déchets, ne brûlez pas la forêt, n’utilisez pas de gaz CFC, que sais-je encore. Nos grands-parents s’éclairaient à la chandelle, nos parents écoutaient la météo sur leur poste de radio et nous, nous subissons, chaque soir à vingt heures, devant notre écran de télévision, l’ « indice d’ozone » de Paris, Marseille, Lyon ou Montpellier… On ne s’en étonne même pas, c’est devenu si « naturel », si banal. On nous oblige à coller des vignettes, des « pastilles vertes » sur nos pare-brises, à passer régulièrement des contrôles anti-pollution, à nous acquitter d’ « éco-taxes »… A ce rythme, demain, on va nous empêcher de respirer, d’émettre des gaz artificiels ou naturels !
L’Environnement : parlons-en. Il faut une majuscule à « Environnement » ? Je me souviens du temps des « écolos », qu’on appelait aussi « doux rêveurs », ou « baba cool », ou « ex soixante-huitards »… Eux nous avaient prévenus ! Aujourd’hui, ce sont les scientifiques qui s’y mettent. S’ils s’alarment et nous alarment, c’est que ce doit être sérieux, fichtre ! Même les plus convaincus des nucléocrates, qui nous auraient fait adorer et nous prosterner devant la Sainte Radioactivité, se mettent à nous parler d’ « économie d’énergie », de « nouvelles sources d’énergie », de soleil et de vent… Y aurait-il enfin une réelle –mais bien tardive- prise de conscience collective ?
Je pense, donc je suis. Je paye, donc je pollue ! La redevance des ordures ménagères a encore augmenté ? Vlan ! En voici deux tonnes, vous en aurez pour votre argent ! La théorie du « pollueur payeur »… Société de consommation. Société de gaspillage. L’ère du plastique, de l’emballage à tout va, des quatre véhicules par famille, de la vidange sauvage, de la pile usagée, de la cartouche de toner ou, plus grave encore, de la décharge sauvage ou contrôlée de produits chimiques ou radioactifs, de la fumée des usines, des effluents de la station d’épuration…
La Terre est foutue. Et alors ?