Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir" (de Pierre Dac, je crois).
Je m’aperçois que ça fait quelques jours que je n’ai rien écrit d’intéressant. Et, bien sûr, je ne suis pas inspiré. Je n’ai pas vu le temps passer depuis la publication des derniers articles et le travail me bouffe tout. Je n’ai le temps de rien ! Alors, bien sûr, il y a des priorités : ouvrir le courrier, répondre aux messages, manger, dormir un peu, me tenir au courant des nouvelles...
« Quelques lignes, juste quelques lignes ! », me dis-je, mais je ne sais pas. Ecrire quoi d’autre de ce qui a déjà été dit ? Et faire original, est-ce encore possible ? Ecrire ma rage de ce monde de fous ? Gueuler sur le clavier alors que personne n’entend ? Porter sur le dos toute la misère du monde ? Non, merci. Ecrire quoi : une critique des émissions télé de la veille ? Sûrement pas, je ne regarde jamais la télé. Parler d’un bouquin ? Même pas le temps de lire. Vingt quatre heures ne me suffisent plus, je vais signer une pétition : que la journée passe de vingt quatre à quarante huit heures.
Ca me fait penser, tout à coup, allez savoir pourquoi, au courrier des lecteurs de Libération de l’époque, du temps où je lisais encore Libé, qui avait sorti celle-là : « Chers amis. J’ai longtemps hésité à vous envoyer une lettre. Finalement, voici on choix : A. »
Et donc, sans le vouloir vraiment, je viens d’avoir une illumination : je m’aperçois que j’ai rempli ma mission, écrire quelque chose, juste quelques lignes ! Et quelque chose d’original, qui ne fâche personne, qui est court, qui n’est pas polémique, qui reste gentil. Le pied. Et prendre son pied le soir devant son clavier, avouez que ça pousse à certaines positions compliquées. Bonne nuit les petits.