Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Las, essoufflé, je crève
Comme dans un rêve
On me court après
Je marche sur la plage
Je me retourne et mes traces
S’effacent sur le sable
C’est le vent qui emporte
Les grains de sable sec
Qui piquent les yeux
Et rendent la gorge sèche
J’ai mal au ventre
Un couteau remue la plaie
C’est quand dis qu’on rentre
Dis-moi s’il te plaît
Marre de vouloir courir
Après le temps perdu
Marre de vouloir mourir
D’avoir peur de la vie
Heureux les sans cervelle
Tous les analphabètes
Et tous les assistés
Heureux les déprimés
Qui se soignent aux cachets
Et heureux les drogués
Qui se piquent à en crever
Heureux fans de télé
Qui ont le nez collé
Des heures et des heures et des heures
Heureux tous ces scotchés
Heureux tous les ivrognes
Les piliers de bistrots
Heureux les vieux qui crèvent
De trop de souvenirs
J’ai mal au bas du ventre
Mais la douleur n’est rien
Je sais pas si je rentre
Où vais-je donc aller
Heureux les sans papiers
Heureux ceux qui se flinguent
Heureux tous les paumés
Du rire aux larmes ou bien l’inverse
Pas envie de chanter sous l’averse
Pas envie de pleurer de tristesse
Peut-être rire aux larmes et mourir
Le bonheur doit bien exister
Quelque part sur la planète
Ou sur Mars ou sur Jupiter
Faudrait que je me réveille