Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...

Tout ira mieux lundi matin. En vérité, je vous le dis, vous serez soulagés d’avoir déposé votre bulletin dans l’urne. Allez-y, n’hésitez pas, votez, votez, il en restera toujours quelque chose.
Voter pour qui ? N’importe. Faites avec vos idées, s’il vous en reste encore. 24 listes, vous avez le choix. Comme à la télé, plus il y a de chaînes, plus vous zappez. Un coup à droite, un coup à gauche, un coup au centre... Ah non, vous, vous avez vos idées, vous ne bougez pas. Vous vous faites (censuré) à longueur d’année mais vous y allez encore. Vous êtes fier d’aller serrer la main à votre maire, à votre député, à votre sénateur, et à la grande rigueur boire un coup à sa santé.
Demain, ils vous le mettront gros comme une maison. Ils s’entredéchireront mais aujourd’hui non, aujourd’hui ils ont besoin de vous, ils mangent à la même table, ils ont le sourire forcé, ils ont ciré leurs chaussures et noué leur plus belle cravate, ils vous le demandent : votez !
Eh oui, « nos grands parents se sont battus pour ça », alors il faut y aller. Ils nous en rebattent les oreilles, de cette même rengaine. Et ils divisent, ils divisent. Diviser pour mieux régner, c’est bien connu. Bientôt, ils mèneront le monde avec 5% de voix. Les « blanc » et les « nul » ne sont pas pris en compte, c’est bien dommage, parce que ça signifie qu’il y a un malaise, que les gens s’en foutent, de leur politique, et qu’ils ne savent plus à qui se fier. C’est comme l’abstention, qui est un véritable acte politique, contrairement à ce qu’ils veulent vous faire croire.
Allez-y, votez ! Ils le disent dans vos journaux : « Le danger de l’abstention ». Dangereux, ces gens-là. Tous des anarchistes, des révolutionnaires et des terroristes. Faut pas pousser mémé dans les orties, on peut avoir des idées, n’importe lesquelles, mais pas extrémistes, et surtout à gauche. J’en tremble encore.
Ils n’ont pas encore distribué de tube de vaseline avec les bulletins, c’est une idée qu’on devrait leur soumettre. Et la vie passe. Allez, bon vote, moi je vais aller prendre un bain, quel que soit le temps qu’il fera.