Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Léo Ferré avait refusé de s’y rendre, ce n’était pas son truc. Je veux parler des « Victoires de la musique », que j’ai regardées sur France 2. Les lecteurs de ce blog sauront maintenant que je ne regarde –presque- jamais la télé, mais hier soir, j’étais décidé.
Passés les moments douloureux à faire des grimaces devant des artistes que je n’apprécie pas (mais les goûts et les couleurs, vous savez ce que j’en pense aussi), je me suis surpris à quelques instants de bonheur et d’émotion. Quand même.
D’abord, j’ai sursauté devant Bashung. Mon dieu, lui, si vieux déjà ! Mais quel âge j’ai, moi, voyons... Bon, il est malade, d’accord, mais quand même... Je me suis précipité sur mes pochettes de disques, vous savez, ces bons vieux vinyles... Là, il était jeune. Un Mib sur scène, dans son costume mal taillé, son chapeau et ses lunettes noires ? Non, un homme malade, tout simplement. Pauvre Bashung, dire que c’est notre lot à tous.
Et puis Cali, évidemment, mon Cali adoré, qui en fait trop, décidément. Ca ne m’empêche pas de l’aimer, mais j’ai bien cru un instant qu’il n’arriverait pas à chanter, après être arrivé sur la scène en courant, en sautant, en faisant le fou à en perdre le souffle... Ah, Cali, un mec qui en a ! Et qui n’a pas oublié de dédier ses « Mille coeurs debout » « à tous les enfants, à toutes les femmes, à tous les vieillards, expulsés de la France, ce pays des droits de l’homme qui aujourd’hui nous déshonore... »
« The winner is... » On s’en fout, des winners ! Continuez à nous faire vibrer comme ça. Et, à choisir, je préfère encore Nagui à Castaldi, tiens.