Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Il y a des sujets qui reviennent épisodiquement : les tempêtes, les crashes d’avions, le monstre du Loch Ness, ... et le danger d’Internet.
« Dérives sur les blogs et les tchats » titrent nos quotidiens, à la suite d’une énième arrestation d’un prêtre qui aimait trop les petits enfants... Il n’y a pas que les prêtres, me direz-vous, mais bon, là n’est pas le sujet du jour. On va donc se pencher très sérieusement sur la question, on va étudier ça de près, on va certainement créer des commissions, on va nommer un bonhomme de ci de là ; Sarko nous annonce même la création de listes noires des sites pédo-pornographiques sur internet. Bien.
Oui, il y a des risques. Oui, il faut faire attention où l’on va tchater. Oui, c’est dramatique. Mais les parents, ici aussi, n’ont-ils pas une part de responsabilité dans la surveillance de leur progéniture ? Ils avouent à 68% de ne pas discuter avec leurs enfants de ce qu’ils font ou voient sur le « woueb ». On leur fait confiance, tout bonnement... Et puis, les accidents n’arrivent qu’aux autres, c’est bien connu...
Suivre quelques conseils élémentaires et les rappeler de temps en temps ne fait de mal à personne : un pseudo peut en cacher un autre ; n’allez jamais seul à un rendez-vous ; etc. De la prévention, diable, de la prévention ! Ne faites pas comme les constructeurs qui fabriquent des bombes roulantes alors que la vitesse est limitée. Vous laissez votre ordi à vos enfants sans savoir quel usage ils en font, puis vous vous étonnez et vous vous indignez quand ils ont vu des photos pornographiques et même pire.
Verrouiller davantage ? Faire plus de répression ? Surveiller, censurer ? Si vous le dîtes... On en arrive parfois à des extrêmes en se disant que le monde ne tourne plus très rond. Un exemple : dernièrement, des centaines d’internautes ont constaté que leurs photos avaient disparu de leur profit « Facebook ». Qu’y avait-il de si méchant ? Des photos présentant un sein pleinement exposé, ce qui est contraire aux règles et qui doit être retiré. On croit rêver ! Eh bien non, c’est un porte-parole qui l’affirme. On peut voir un sein sans s’offusquer, mais si le téton est visible, la photo est censurée sur Facebook, « en vertu des règles que le site de socialisation applique ». Redescendons sur Terre.
Sur Internet, Facebook n’est pas le seul à adopter cette censure, Wikipédia en a fait de même au sujet (tenez-vous bien , le ridicule ne tue plus depuis longtemps), d’une pochette du groupe de rock Scorpions qui, en 1976, avait reproduit une jeune fille nue ! « A aucun moment, depuis trente ans que l’album circule, (ce disque) n’avait été frappé d’illégalité » écrit Le Monde. Que ne ferait-on pas au nom de la protection des enfants ? Cela ne frise-il pas le ridicule ? En 2009, plus personne ne se sentirait d’écrire des textes de ceux de Gainsbourg ! Et plus aucun photographe n’oserait s’aventurer dans une cour d’école.
Après la libéralisation des mœurs, on est revenu très loin en arrière, c’est le moins qu’on puisse dire ! Comme pour beaucoup de choses d’ailleurs, on recule. Dangereusement, non ?