Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Ce soir, j’ai vu Sarko à la télé. Le vrai, le président de la République. Non, parce que quand on voit sa tronche, on se dit : c’est qui, c’est un vrai, c’est un faux ? C’est sur quelle chaîne, la Une ou Canal ? Je vous avoue que, parfois, j’hésite. Je ne sais jamais si c’est le vrai ou un imitateur. Pire : je ne sais jamais si le vrai imite le faux ou si le faux imite le vrai. Ca vous fait pareil, à vous ?
Non, sincèrement (et je suis sincère quand je dis ça), je trouve que notre président de la République ne fait pas très sérieux. Ce n’est peut-être qu’une impression. Un sentiment. Un petit quelque chose qui me dit que le président de la République actuel n’a rien à voir avec le président de la République des années 80. Celui qu’on appelait le Sphinx, vous savez ? Bon, toute politique mise à part, évidemment. Je n’aimais pas davantage le Sphinx, donc je ne suis pas juge et partie. Mais enfin, quoi, un peu de sérieux. L’Autre, il était toujours grave, il nous annonçait la guerre, il restait de marbre, il ressemblait à un président ! Mais lui, que voulez-vous, ce petit homme en costume rayé qui s’agite de tous côtés, qui gesticule, qui rigole, qui apostrophe, qui n’en fait qu’à sa tête, je ne sais pas quoi vous dire, je ne sais pas.
Un pantin, on dirait. Oh, excusez-moi, je ne voulais pas faire référence à ce « jouet d’enfant, figurine articulée dont on fait bouger les membres au moyen d’un fil »... L’autre définition du dictionnaire est celle-ci : « personne qui gesticule, qui s’agite beaucoup ». Ca lui irait mieux en fait, mais c’est péjoratif, donc je ne me permets pas. Ce serait une insulte et, croyez-moi, je mériterais certainement d’être fusillé pour l’exemple. Je ne serais alors qu’une racaille, qui ne mériterait qu’une bonne correction. Poil à la nation.