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Alors que le président de la République recevait, le 8 décembre, des personnalités venues du monde entier pour célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, il s’est trouvé quelqu’un pour ouvrir un nouveau débat, en la personne de Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise, pour discuter sur le bien fondé du terme « Droits de l’Homme » !
« Je dois avouer que je préfère l’expression ‘droits humains’, c’est plus moderne » a-t-elle affirmé. Ne voilà t-il pas que chacun est parti tergiverser sur l’emploi des mots « droits humains », « personne », « homme » en minuscule ou « Homme » en majuscule, bref un salmigondis de termes qui en ont fait fumer, des cervelles, pendant des jours et des nuits ! Jusqu’à ce que l’emploi du terme « droits humains » et, mieux, de « droits de la personne », soit proposé dans les intitulés d’institutions, de commissions, de ministères, ainsi que dans les discours...
Et voilà que l’expression « droits de l’homme » serait « trop sexiste ». Même à Amnesty International, où l’information est remontée, il semblerait que l’on se penche sur la question, puisque sa présidente souhaite désormais « un débat franc et ouvert sur le sujet ». C’est peu dire.
Ainsi, l’expression « droits de l’homme » ne serait « plus adaptée à la société moderne et égalitaire d’aujourd’hui ». Et pendant les débats, en attendant que les commissions réfléchissent, il se trouve encore quelques hommes (ou quelques femmes) qui crèvent dans un caniveau, que ce soit à Paris, à Londres, ou à Trifouilly-les-Oies, à qui on n’a pas pensé à demander s’ils souhaitaient crever en tant qu’homme, que femme, qu’être humain, que singe ou que guenon.
C’est ça qui m’agace : Droits humains, c’est peut-être plus moderne, mais ça n’empêchera pas le refrain de Brassens : « la mort, la mort, toujours recommencée... »