Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
J’étais trop petit, c’est vrai, mais il y a parfois des images qui vous restent gravées dans la mémoire, un peu comme ces jeunes lycéens, en 1968, qui bombaient sur les murs devant chez moi, à l’encre noire : « A bas les lentilles », parce que c’était la période où l’on pouvait s’insurger contre tout... Et moi, sur le Larzac, en 1973, j’y suis passé, Môssieur, et je me remémore cette foule de manifestants, qui campaient, qui étaient venus là avec leurs guitares, avec leurs banderoles, et c’était impressionnant, c’était... comment dire... quelque chose que nous ne reverrons plus jamais. Jamais.
Alors ça me ferait chier de voir s’étendre un camp de paras pas loin de chez moi. Et encore plus chier qu’il n’y ait personne pour réagir ! Bon, c’est vrai, depuis que les militaires ont décidé de ne pas se reproduire sur le Larzac, les autochtones en ont été réduits à manger des cailloux et des douilles vides. Mais comme disait je ne sais plus qui, il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux, n’est-ce pas...