Mes passions, mes photos, mes coups de gueule, mes billets, mes pamphlets, mes nouvelles, ...
Psychiatre et psychanalyste, Marie-France Hirigoyen a sorti un nouveau livre intitulé « Les nouvelles solitudes » il y a de cela quelques mois. On n’y apprend rien de nouveau, même si le bouquin reste intéressant.
Solitudes choisies ou imposées. Fuites du désir pour éviter la souffrance, comme on fuit le bonheur par peur d’être malheureux, quand on se dit le matin quand tout va bien : « C’est trop beau pour durer ». Solitudes de plus en plus visibles dans un monde de performances. Illusions et désillusions d’Internet. Superficialités.
J’avais entendu un jour quelqu’un me dire « J’en ai marre d’être seul ici, je vais aller déménager à la ville ». Ah s’il savait qu’à la ville on est encore plus seul ! Conseillons donc ce bouquin à tous ceux qui se sentent seuls de façon à ce qu’ils prennent conscience qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir de solitude, même si ça leur fera une belle jambe.
La solitude, souvent lourde à porter et à supporter, est pourtant, paraît-il, bénéfique à tous les écrivains, cinéastes, artistes, qui arrivent à produire davantage quand ils sont seuls. Comme chantait Georges Moustaki :
« Non, je ne suis jamais seul avec ma solitude ».
Un peu comme la tristesse qui permet aux gens d’écrire alors qu’ils ne prendraient pas leur plume s’ils étaient gais !
« L’homme, quelque plein de tristesse qu’il soit, si on peut gagner sur lui de le faire entrer en quelque divertissement, le voilà heureux pendant ce temps-là » (Pascal).
Allez, souriez, profitez-en avant de pleurer, de déprimer, de mourir, quoi.