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Nous n’avons jamais de leçon à donner aux autres. En matière de racisme par exemple, allez à l’étranger voir comment nous sommes accueillis, et vous réfléchirez à la façon dont nous nous comportons avec les étrangers chez nous. En ce qui concerne l’environnement, voyez comment naissent les mobilisations contre des projets gigantesques et déments ; ce sont, encore et toujours, des étrangers qui bougent, ces « étrangers du dehors » comme on dit, qu’on critique beaucoup au départ mais qu’on ne remerciera jamais assez ensuite.
Regardez dans toutes ces associations de défense de l’environnement. Honte à nous, pauvres petits autochtones, le béret encore vissé sur la tête et la baguette à 0,85 d’euro sous le bras, en regardant s’élever des allemands ou des anglais contre le massacre de notre région. Eux se mobilisent, se concertent, s’informent, s’entraident, font fi des querelles de clochers et de personnes. Ils sont venus ici parce qu’ils sont tombés amoureux de notre petit coin de paradis, et ils comptent bien y rester pour préserver longtemps encore cette nature qu’ils aiment tant. Il faut le leur lever, notre béret, et leur dire aussi qu’ils ne sont pas seuls à lutter, qu’il y a, quelque part, en cherchant bien, des gens de bonne volonté, qui sont décidés à les aider aussi. Ce ne sont pas nécessairement des « verts », ou des « rouges », ou s’ils le sont, ils le sont plus dans leur cœur que dans un bulletin de vote ; ce qui compte pour eux, c’est de réagir face à cette désinformation omniprésente, ce manque de concertation. Ils rêvent encore, plus d’une démocratie participative que d’une politique du fait accompli.
L’heure est grave. Plus question de réfléchir à ce que va dire votre voisin, votre maire ou votre patron. Agissez, nom d’un chien ! Vous ne pourrez pas dire, plus tard, que vous n’aviez pas été informés. Je ne veux pas vous entendre dire : « Plus jamais ça ». Informez-vous, comme vous le pouvez, il y a tant de moyens de nos jours de s’informer autrement que par son quotidien local ou ses trente minutes de PPDA qui disait un jour : « Nous sommes là pour donner une image lisse du monde ». Lisez, écoutez autour de vous, pour savoir ce qui vous attend dans les années qui vont suivre. Et c’est pas du gâteau, croyez-moi.